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Des opérations d’identification des sous-traitants sont lancées

Interview accordé par M. Hamoud Tazerouti, Président-Directeur Général de la SNVI à la Revue trimestrielle de la bourse Algérienne de sous-traitance et partenariat BASTP Coentreprises


PDG SNVI «Pour promouvoir la sous-traitance locale, l’Etat est obligé, demain, dans le cadre des gros projets en perspeclive avec notamment, le projet d’implantation de Renault VP en cours de discussions très avancées, selon la presse et d’autres, de recourir au gré à gré avec des sous-traitants répondant aux normes. A notre sens, c’est le seul moyen de booster le secteur de la sous-traitance locale de qualité», analyse pertinemment M. Hamoud Tazerouti, Président-Directeur Général de la SNVI, tout en révélant, en ce qui concerne le projet avec les Emiratis qu’un échantillon composé de sous-traitants des secteurs public et privé avait été convoqué fin mai et début juin 2012 sur le site SNVI de Rouiba et sensibilisé sur ce projet. Mais, l’évaluation finale est du ressort du partenaire technologique», insiste M. Tazerouti. Retour

Coentreprises : Voulez-vous Monsieur le Président Directeur Général présenter à nos lecteurs votre société la SNVI ?
M. Tazerouti : La SNVI (Entreprise Nationale des Véhicules lndustriels) a comme principales activités la conception, la fabrication, la commercialisation et le soutien après-vente des véhicules industriels (camions et autobus/autocars et carrosseries industrielles) de 6,6 à 26 tonnes de poids total autorisé en charge (PTAC). La SNVI s’est restructurée récemment en trois filiales de production : une filiale «Véhicules lndustriels» de Rouïba, en abrégé (V.l.R Spa) dédiée à la fabrication des châssis cabine pour camions, des autocars et autobus, une filiale "Carrosseries lndustrielles de Rouïba, en abrégé (ClR Spa) spécialisée dans les équipements de carrosseries portées à faire monter sur ces châssis cabines des camions, et une filiale «Fonderies de RouÏba, en abrégé (FOR Spa) qui se charge, pour la sous-traitance, des clients tiers et pour les usines SNVI de tous les bruts de fonderie servant à l’usinage des organes des châssis cabines des camions, comme le pont et les bruts de fonderie de pièces de liaison des châssis cabines des camions.
Les produits finis sont commercialisés par le réseau commercial du groupe qui dispose d’un centre livreur situé sur le site de Rouiba dont la mission est de réceptionner et de livrer aux succursales du réseau commercial les véhicules complets et ces produits finis, d’une unité centrale spécialisée dans la pièce de rechange SNVI à Rouiba, de neuf (09) succursales de vente et de soutien en après-vente des véhicules commercialisés par SNVI, d’une division de rénovation de véhicules localisée à Sidi Moussa et enfin d’un réseau d’agents agréés pour assurer un service après-vente de proximité
Le groupe est doté également des unités de soutien, à savoir: un centre de formation à Rouiba, prestant pour les besoins de ses usines, du réseau commercial de SNVI et pour les clients, d’une unité chargée des opérations de transit, de dédouanement et transport, implanté à Rouiba. Le tout, soutenu par une direction technique qui coiffe un bureau d’études chargé du développement du produit. Enfin, la SNVI est dotée également, d’autres prestations d’appui, en l’occurrence : le centre informatique (avec I’ERP en cours d’installation), des laboratoires de contrôle qualité (chimie, métallurgique et métrologique). Les chiffres clés au 31 décembre 2011 se présentent comme suit:
  • Un effectif global de 6.494 personnes (dont 762 cadres, 2.078 pour la maîtrise et 3.653 pour l’exécution),
  • Un chiffre d’affaires de 20 Mds de DA,
  • Une production de 15;5 Mds de DA,
  • Une valeur ajoutée de 4,4 Mds de DA.

Coentreprises : Dernièrement, la SNVI s’est engagée avec le Ministère de la Défense nationale (MDN) dans un projet de partenariat avec les Emiratis. Pouvez-vous nous en dire davantage ?
M. Tazerouti : Ce projet de partenariat industriel avec le fonds d’investissement Emirati Aabar comme actionnaire, et le constructeur allemand Daimler comme partenaire technologique pour la fabrication en Algérie de camions, d’autobus, de mini-bus, de fourgons et de moteurs de marque Mercedes-Benz est piloté par la Direction des Fabrications Militaires du MDN.
ll se scinde en trois accords conclus en juillet 2012 et portant création de sociétés communes à capitaux mixtes (suivant la règle des 51/49 en vigueur). La première, située à Rouiba pour la production de poids lourds (camions, autobus et mini-bus) sous la marque et le Iabel de Daimler. La deuxième prévue à Tiaret, pour la fabrication de véhicules tout terrain et de véhicules légers utilitaires (G-Class et Sprinter) sous la marque et le label de Daimler. La troisième sera dédiée à la fabrication de moteurs à Oued Hamimime (Constantine) de marque allemande (Mercedes-Benz, Deutz et MTU). Les moteurs refroidis à eau de la marque Mercedes-Benz seront destinés à la motorisation des véhicules poids lourds de la première société commune de Rouiba.

Coentreprises : Quelle est la part de SNVI dans ces trois projets de sociétés communes ?
M. Tazerouti : L’EPE SNVI est actionnaire dans la société commune au niveau de Rouiba avec 34%, I’EPIC EDIV du MDN avec 17% et les Emiratis (Aabar) avec 49 %. A Tiaret, elle est minoritaire avec 17%,I’EPIC EDIV du MDN avec 34% et les Emiratis (Aabar) avec 49%.
En revanche, I’EPE SNVI n’est pas actionnaire dans la troisième société commune de Constantine pour la fabrication de moteurs de marque. Le partenariat étant conclu entre le I’EPIC GPIM du MDN avec 17%, I’EMO ex.CMT avec 34% et les Emiratis (Aabar) avec 49%.
L’objectif, pour ce qui est de Rouiba, est d’arriver en trois années à produire 16.500 véhicules industriels par an (15.000 camions, 1.000 autobus et 500 midibus).
Pour Tiaret, il est question d’arriver à 10.000 véhicules tout terrain et véhicules légers utilitaires par an, en vitesse de croisière.

Coentreprises : Cela nous amène à notre sujet du jour. Pensez-vous, monsieur le président, que l’Algérie dispose d’un réseau de sous-traitants aguerris, capable de répondre aux exigences de ce partenariat et d’autres en perspective dans la filière mécanique ?
M. Tazerouti : Je vous informe que ce point a été au cæur de la négociation, puisqu’il a été une exigence de la partie algérienne dans les discussions avec le partenaire technologique Daimler, de même qu’avec l’actionnaire étranger Aabar.
ll est question d’arriver dans une durée de cinq ans à un taux d’intégration minimum de 30% pour chacune des sociétés communes. Dans le cadre de ce que l’on appelle l’intégration stratégique, la SNVI participe avec sa fonderie, sa forge et ses centres de tôlerie emboutissage et de la mécanique (usinage), qui sont de nature à intégrer les constituants majeurs (ponts,essieux et cadres châssis...) des véhicules de marque Mercedes-Benz, et il reste à identifier le réseau (PME/ PMI) de sous-traitants et d’équipementiers.

Coentreprises : Qu’en est-il justement de cette identification, monsieur le président ?
M. Tazerouti : Pour l’intégration stratégique, des entreprises comme SNVI, GERMAN, EMO, sont prêtes.Pour les soustraitants, des opérations d’identification, ont été lancées. Un échantillon (de soustraitants des secteurs public et privé) avait été même convoqué fin mai et dêbut juin 2012 sur le site SNVI de Rouiba et sensibilisé sur ce projet afin qu’il se prépare pour une éventuelle rencontre courant 2012 avec le partenaire technologique.
Durant ces deux rencontres de mai/juin 2012 organisées conjointement par la SNVI et la DFM (MDN) avec la participation des représentants du MIPMEPI, nous les avons écouté et pris acte de leurs engagements à produire tel ou tel autre équipement (relevant de leurs métiers et expertises de base respectifs) et entrant nouvellement après homologation suivant standards et normes Daimler dans la fabrication du camion de marque Mercedes-Benz.

Coentreprises : Ces sous-traitants travaillent déjà avec la SNVI...
M. Tazerouti : Bien entendu! Mais il y a d’autres qui se sont manifestés. Nous les avons invités à présenter leurs entreprises, leurs équipements, leur savoir-faire, et ce qu’ils peuvent apporter dans un véhicule industriel de marque Daimler. La liste reste ouverte...
J’insiste sur un point pour dire que l’évaluation finale est du ressort du partenaire technologique Daimler.
Vous pensez bien qu’avec 16.500 véhicules, le besoin en sous-traitance est énorme, que ce soit du point de vue capacités de production que du nombre d’intervenants.

Coentreprises : Qu’en est-il, monsieur le président, de votre réseau de sous-traitants ? Leur qualité, leur nombre ?
M. Tazerouti : ll y en a de tout ordre et le nombre importe peu dans la mesure où on privilégie de nos jours, à travers le monde industriel très concurrentiel, la qualité à la quantité. Suivant le constat du terrain, nous avons donc des sous-traitants qui répondent aux normes de qualité exigées bien sûr par la SNVI pour les produits de sa propre marque, dont certains peuvent répondre aux normes européennes comme par exemple SOMEMI qui est arrivé à fabriquer des pièces «aéronautiques» pour des entreprises européennes...
ll y en a d’autres qui doivent réaliser des investissements et se mettre à niveau.
On pourrait d’ailleurs reprocher à certains soustraitants d’avoir investi sur le plan matériel, mais négligé l’aspect capital humain (qui est la première richesse de l’entreprise), qui reste fondamental et indispensable pour toute concrétisation de croissance de nos jours.
Pour résumer, je pense qu’il y a un embryon qui peut se développer sur le plan qualité et quantité !ll faut ,savoir que la SNVI n’a pas été trop exigeante avec ses sous-traitânts locaux - parce qu’à niveau de qualité admise, elle trouvait quand même son compte en disposant de la pièce localement, économisant des devises à l’importation et en gagnant en délais de livraison.
La SNVI a accompagné tous ses sous-traitants dans leur développement sur le plan technique, par des gammes, par des plans, des conseils. Certes, ce n’est pas suffisant, mais avec des effofts, ils vont y arriver.

Coentreprises : Les sous-traitants locaux ont de tout temps été marginatisés, peu écoutés, ils ont besoin pourtant d’être rassurés quant à la pérennité de leur marché afin qu’ils procèdent à des invesfissemenfs lourds. Qu’en pensez-vous ? :
M. Tazerouti : En effet, des sous-traitants hésiteraient à investir davantage, tant ils ne sont pas rassurés d’obtenir des marchés de gré à gré, ce que le code des marchés publics ne prévoit pas...
Pour promouvoir la sous-traitance locale, l’Etat est obligé, demain, dans le cadre des gros projets en perspective avec notamment, le projet d’implantation de Renault VP en cours de discussions très avancées selon la presse et d’autres, de recourir au gré à gré avec des sous-traitants répondant aux normes. A notre sens, c’est le seul moyen de booster le secteur de la sous-traitance locale de qualité.

Coentreprises : Qu’en est-il, monsieur le président, du projet Véhicute Pârticulier ?
M. Tazerouti : C’est un projet toujours en cours de négociation, c’est tout ce que je peux vous dire! Néanmoins, nous souhaitons pour notre pays, la création et le développement d’une filière de production de véhicules particuliers, car c’est celle-là qui va développer énormément la sous-traitance de ce segment stratégique de la mécanique et d’une manière générale du secteur de l’automobile.

Coentreprises : L’Algérie est-elle prête en matière de sous-traitance ?
M. Tazerouti : C’est un passage obligé ! Si on n’est pas prêt tout de suite, il faut se préparer pour y être le plus tôt possible.
De toutes les manières, pour les deux projets majeurs (Véhicules Particuliers et Véhicules Poids Lourds,Ndlr), l’intégration ne pourra se faire dès le premier jour !
L’intégration se fera d’une manière progressive. ll y a certains sous-traitants qui seront prêts le premier mois, d’autres les premières années.

Coentreprises : Qu’en est-il, monsieur le président, de la santé financière de la SNVI ?
M. Tazerouti : C’est vrai que l’Etat a épongé une grande partie de la dette de la SNVI, ce qui a permis d’ailleurs de contracter, suivant une résolution du CPE d’octobre 2010, un crédit au niveau de la banque de l’ordre de 12.5 milliards DA d’investissement matériel sur 5 ans (2011-2015) afin de moderniser l’outil de production de la SNVI. Ce qui représente, pour nous, une bouffée d’oxygène (comme on dit, une entreprise qui n’investit pas meurt). Par contre, la SNVI n’a pas bénéficié de fonds de roulement, ce qui nous crée évidemment quelques soucis dans la rubrique trésorerie.

Coentreprises : Un mot sur la Bourse de /a sous-traitance, puisque votre entreprise est membre de son Conseil d’Administration...
M. Tazerouti : La BASTP, en tant qu’association d’utilité publique pour le développement économique, spécialisée dans la promotion et le développement de la sous-traitance industrielle et des services entre entreprises, à travers des mises en relation d’affaires (donneurs et receveurs d’ordres), est un bon cadre de travail. Je pense qu’elle accomplit un travail formidable en matière d’opportunités de business inter entreprises, de développement du réseau relationnel, de valorisation de l’image de marque et d’offres d’informations sur la concurrence et les marchés.
Bourse Algérienne de Sous-Trailanre et de Partenariat


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